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Une
inspection pré-achat est une inspection des composantes
visibles et facilement accessibles des différents systèmes
d'un immeuble.
Elle vise à
identifier les défauts apparents majeurs qui diminuent
l'usage, la jouissance ou la valeur d'un immeuble ou qui
représentent un risque à la sécurité des occupants. Par
exemple, et sans s’y limiter, la présence de pourriture dans
les points d'appuis de la poutre principale au sous-sol peut
résulter dans des dommages importants à l’immeuble. La
présence de suie aux différentes sorties de chauffage à
l’intérieur de la maison peut être le résultat de fissures
dans l'échangeur de chaleur de la fournaise et peut
signifier la nécessité de remplacer la fournaise.
Cette
inspection se fait en observant l'état de ces composantes
sans faire de prélèvement, d'échantillonnage ou de mesure.
L’inspecteur ne prélève pas un échantillon des bardeaux du
toit pour en évaluer l'état. Il ne fait pas de trou dans un
mur pour en vérifier l'épaisseur et la présence ou non de
pare-vapeur, d'isolant, de moisissure, d'humidité, ni l'état
des colombages. Les éléments qui sont cachés ou qui sont
enfouis ne peuvent pas être inspectés et ne le sont pas.
L'inspection est visuelle et vise l'état des éléments au
moment de l'inspection. L'inspecteur cherche à découvrir des
indices qui lui permettent de tirer des conclusions sur
l'état de l’immeuble, et d’en informer son client. Un cerne
au plafond d'une chambre peut résulter d'une infiltration du
toit, de condensation dans l'entretoit, d'une fuite de la
plomberie ou du déversement d'un appareil sanitaire.
L'emplacement du cerne, son étendu, les commentaires du
propriétaire de l'immeuble et l'expérience de l'inspecteur,
sont tous des facteurs qui le guideront dans ses
commentaires et recommandations.
L’inspection pré-achat
n’est pas une inspection de conformité aux codes ou aux
normes. Une inspection au cours de laquelle tous les
éléments seraient vérifiés selon les différents codes et
normes serait très coûteuse et durerait plus d'une
semaine, et la grande majorité des immeubles ne
passeraient pas une telle inspection.
En effet, dans un immeuble
résidentiel, une vérification selon les codes exigerait
que tous les éléments et tous les systèmes (Structure et
Charpente, Fondation et Maçonnerie, Électricité et
Plomberie, Chauffage, Climatisation et Ventilation,
Toiture et Isolation, Aménagement Général et Extérieurs)
soient vérifiés en fonction des normes et codes suivants
:
-
Code national du bâtiment du Canada
-
Codes provinciaux de Construction
-
Codes municipaux et Règlements de Zonage
Il est
donc clair qu’une inspection pré-achat ne peut pas être
une inspection de conformité aux codes (Article 3.2
A.5), ni une vérification de l’efficacité des systèmes
installés (Article 3.2 B.4).
Lors
d’une inspection pré-achat, l'inspecteur ne cherche donc
pas à définir si telle ou telle composante est conforme
aux codes ou aux normes de construction. L’inspecteur
doit plutôt examiner les systèmes et leurs composantes
installées et facilement accessibles (Article 2.2 A) et
doit fournir à son client un rapport qui indique
lesquels exigent une réparation majeure ou immédiate
(Article 2.2 B.3).
Le but
de l’inspection pré-achat est d’identifier les éléments
qui ne fonctionnent pas ou ne fonctionnent pas
correctement, de découvrir les indices de bris, défauts
ou vices, et d’en informer son client. L’inspecteur
n'est pas tenu d'identifier la cause de ces bris,
défauts ou vices, et n’a pas à suggérer de méthode pour
effectuer une réparation, ni à recommander les matériaux
requis. Il n’a pas non plus à évaluer le coût des
réparations (Articles 3.2 A.2 et A.3).
L’inspecteur devra référer son client à un expert dans
le domaine ou dans la spécialité où la réparation est
requise. Cependant, quand l'inspecteur est un
professionnel ou un expert dans un domaine particulier,
tel qu'un architecte, un ingénieur, un technologue, un
électricien, un plombier, un entrepreneur ou autre
spécialiste, il peut ajouter dans ses rapports
d’inspection des commentaires pertinents à son domaine
d'expertise, tel qu'il est mentionné aux articles 2.3 A
et 2.3 B de la Norme de Pratique. Ainsi, un architecte
pourrait ajouter des commentaires et des recommandations
concernant les aménagements intérieurs, des détails
relatifs aux modifications ou rénovations envisagées par
son client, l'isolation ou la ventilation du vide sous
toit ou les devis de finition, l'ingénieur pourrait
discuter de structure, de fondation ou de charpente
alors que l’électricien pourrait suggérer des
améliorations du système électrique, chacun selon ses
connaissances et ses compétences.
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