Qui sommes-nous?

Notre histoire au Canada
 

L'immigration mozabite

La présence mozabite au Canada est récente début années 70. Celle-ci était limitée à des initiative individuelle et sans les familles. Vers le début des années 90, on assiste à une accélération migratoire de cette communauté. Si une portion importante est de provenance directe algérienne, une portion viendrait d'Europe, notamment de France vers la moitié des années 90 et enfin, des États-Unis vers la fin 90. Suivi, une période régulière mais, ralentie pendant les années 2000.

Regroupement de la communauté

La communauté mozabite, était éparpillée et peu structurée, compte tenu, des horizons diverses, tant sociales que intellectuelles mais, pas seulement, le statut matrimonial y jouait un rôle sans doute. Vers la fin des années 90, on comptait plus de individus que de familles (couples). A cette même période une tentative d'organisation et de regroupment dans un cadre associatif a permis de s'organiser mais, hors cadre officiel. Les premiers résultats se sont fait sentir:

  1. Les rencontres ramadanesques et la célébration de l'Aïd était célébré tant bien que mal, malgré le statut précaire de certains membres
  2. Des activités sportives et culturelles: soccer, Billard, sortie barbecue
  3. Création du site web www.freeservers.canada-mzab.org, un site d'information et de représentation
  4. Représentation de la communauté au lors d'un vernissage du peintre Martine Zaug, interview
  5. Soutien administratif aux membres de la communauté dans leur démarches d'immigration

Structuration administrative de la communauté

Grace à des arrivées multiples des familles, les année 2000, la communauté a réussi à se structurer autour d'une entité, munie d'un cadre administratif et légal, l'association Ami-Canada est née. D'autres actions associatives en résultent:

  1. Rédaction d'un statut et d'un règlement associatif
  2. Organisation d'une caisse de fonctionnement, basées sur des cotisations régulières
  3. Aménagement d'un local pour les activités de l'association
  4. Création d'un outil informatique d'information facilitant ainsi la communication avec les membres
  5. Activités religieuses régulières: Office religieux, Récitations de coran, invitation de savants (Cheikh) pendant le mois du Ramadan
  6. Activités culturelles: Une médiathèque
  7. Activités éducatives: Enseignement de l'arabe et de l'éducation religieuse

Projection de la communauté dans le future

La communauté mozabite, apprend et se structure de plus en plus et s'oriente vers d'autres défis, plus actuels et essentiels à son devenir. La communauté via, son nouvel acronyme, ACMC, Association communautaire des mozabites du Canada, caresse des projets, tels que l'implantation de mécanismes financièrs, de solidarité sociale, pour les études des enfants (REEE), pour les disposition funéraire (fond de solidarité funéraire), des fonds de retraite (REER), l'éducation de ses enfants (Service de garde) de ses jeunes élèves (cours de soutien) de ses adultes (atelier et cours)... Il y va de son devenir et de la réussite de intégration et épanouissement.

L'implantation de la population mozabite en Amérique est partie pour durer, certainement pas temporaire. Saura-t-elle s'organiser pour jeter les fondations durables, actuelles et efficaces pour les générations futures? Tout prêt à croire que oui, souhaitons-lui alors, bonne chance, Inch Allah!

Notre histoire en Algérie
Période préhistorique

Les recherches restent toujours très limitées quant à l’identification des tous premiers groupements humains qui s’étaient établis dans la région de la vallée du M’Zab avant l’ère islamique.
Des sites archéologique, des vestiges- témoins ainsi que des outils et  matériaux datant du paléolithiques sont toujours préservés.  Quelques écrits décrivent la présence de communautés primaires TROGLODYTES dont l’habitat est  creusé à même la roche calcaire des collines environnantes sans en préciser la datation.

Les premières découvertes dans la région du M’Zab datent d’une cinquantaine d’années dans les environs de MELIKA, de GHARDAIA (Sud/Est) et la région de GUERRARA-GHARDAIA. Le trait caractéristique de ces gisements est qu’ils sont de surface. Les industries rencontrées sont très peu anciennes. Les plus vieilles remontent au paléolithiques moyen et la plupart sont d’âge épipaléolithique ou néolithique.

L’art rupestre dans la région de METLILI est très limité et les rares gravures qu’on trouve n’ont pas de valeur particulière comparées aux gravures de l’Atlas Saharien. Dans trois groupes de gravures rupestres on trouve de nombreux signes de mains et de pieds, des dromadaires de petit format et des formes géométriques.

Les plateaux qui dominent EL-GOLEA au Nord Est sont fertiles en gisements préhistoriques ( flèches, haches, polissoirs ).
 

Période pré islamique

ABU ZAKARIA un chroniqueur du 11ème siècle, rapporte l’existence des BENI MOCAB ( lire également BENI-MOZAB ), tribus berbères Zenêtes dont le mode de vie semi-nomade s’articulait autour d’une activité agricole assez rudimentaire et autour du pacage. 

Le sociologue historien IBN KHALDOUN  précise que les BENI-MOZAB seraient les descendants de Moçab IBN Badine que l’on retrouve dans une généalogie remontant jusqu’à IBN JANA , le père fondateur de la communauté Zenête qui est l’un des trois groupes ethniques berbères dont les SANHADJA et les KOUTAMA. Les Beni-Mozab ont construit de nombreux « AGHERM » dont l’aspect architectural est encore préservé dans les vicissitudes du temps (AOULAOUA, OUKHIRA, BOUKIAOU, TIRICHINE, IKHLANE, TILEZDIT, TAFILALET,…) qui permettent de reconstituer l’organisation sociale de ces tribus et ainsi de mieux comprendre les facteurs et mécanismes de leur assimilation aux Ibadites.
 

Période – Islamique

Les Ibadites (Rostomides) originaires de TIHRET capitale Ibadite 909 avant J.C s’installèrent d’abord dans la région de SEDRATA et de l’OUED RIGH, aux environs de l’actuelle ville de OUARGLA.

Après environ un demi siècle de séjour dans la cité Saharienne, les Rostemides durent se déplacer plus au Nord vers l’Oued M’ZAB où déjà la première Halka des Azzaba, une organisation exclusivement  religieuse  et  garante  du  Culte  Ibadite  s’y  était  établie. Ce  fût  vers  960 au 970 après J.C.   

Des villes fortifiées furent édifiées en fonction du rythme de sédentarisation eu du mouvement migratoire . Dans la vallée du M’ZAB, les Ibadites créèrent cinq (05) villes fortifiées (Ksours) dont la première était EL-ATTEUF en l’an 1010.

En 1048, ils bâtirent la ville de MELIKA, peu après BOUNOURA puis BENI-IZGUEN en 1050 et GHARDAIA en 1053.

La pentapole de la vallée du M’ZAB prit forme plus tard, en excroissance de la pentapole, vers le Nord furent construites les villes de GUERRARA en 1631 dans la vallée de l’Oued Zegrir et BERRIANE dans la vallée de l’Oued Souelem par les deux fractions Ibadites chassées de GHARDAIA, les Affafras et les Ouled Bakha.

Cette urbanisation de la vallée du M’zab ne fût possible que grâce à l’assimilation des Berbères Beni-Moçab aux Ibadites. Parmi les facteurs d’assimilation, on retiendra d’abord une certaine affinité morale et de comportement et le facteur linguistique.

La culture des jardins réalisée grâce à un système judicieux d’irrigation et l’élevage constituaient les principales sources de revenus des premières communautés oasiennes Mozabites. Lorsque les palmeraies s’avèrent insuffisantes pour autosuffisance des populations locales, la vocation commerciale prit forme et s’affirma.

La vallée devient un centre caravanier qui amènera un cercle de Nomades de plus en plus important.
A partir du 18ème siècle, GHARDAIA  devint une plate forme commerciale et caravanière où vont transiter l’ensemble des échanges commerciaux entre le centre du Maghreb du Nord et l’Afrique Sahélienne, avec comme principaux produits d’échange, les dattes, le sel, l’ivoire et l’or.

 Époque coloniale

La colonisation Française, opérée assez tardivement dans la région, n’ont aucun impact particulier sur le peuplement de la vallée du M’zab qui pourtant était considérée comme une plate forme stratégique pour une expansion sur tout le Sud Algérien. La pénétration militaire française a eu lieu le 04/12/1882.
El-Goléa fut occupée le 27/01/1871.

Époque post – indépendance

L’industrialisation du Sahara a considérablement impulsé l’activité de la vallée qui se trouve à une centaine de kilomètres des champs pétroliers et gaziers dont l’exploitation fit de GHARDAIA un centre de transit de la main d’œuvre industrielle.

source: http://www.wilayadeghardaia.org/